{"id":320,"date":"2024-03-02T01:27:15","date_gmt":"2024-03-02T01:27:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.vodpod.com\/video-numerique-fonctionnement-histoire-et-formats\/"},"modified":"2024-03-02T01:27:15","modified_gmt":"2024-03-02T01:27:15","slug":"video-numerique-fonctionnement-histoire-et-formats","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/video-numerique-fonctionnement-histoire-et-formats\/","title":{"rendered":"Vid\u00e9o num\u00e9rique : Fonctionnement, histoire et formats"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-159\" src=\"https:\/\/www.vodpod.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/5.png\" alt=\"Vid\u00e9o num\u00e9rique\" width=\"1640\" height=\"924\" srcset=\"https:\/\/www.vodpod.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/5.png 1640w, https:\/\/www.vodpod.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/5-300x169.png 300w, https:\/\/www.vodpod.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/5-1024x577.png 1024w, https:\/\/www.vodpod.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/5-768x433.png 768w, https:\/\/www.vodpod.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/5-1536x865.png 1536w\" sizes=\"(max-width: 1640px) 100vw, 1640px\" \/><\/p>\n<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique est la repr\u00e9sentation \u00e9lectronique d&rsquo;un contenu audio\/visuel sous forme de donn\u00e9es binaires cod\u00e9es &#8211; des z\u00e9ros et des uns. La vid\u00e9o num\u00e9rique comprend une s\u00e9rie d&rsquo;images num\u00e9riques affich\u00e9es en succession rapide \u00e0 diff\u00e9rentes images par seconde (fps).<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation d&rsquo;une vid\u00e9o num\u00e9rique implique la capture de la lumi\u00e8re par le capteur d&rsquo;une cam\u00e9ra, qui est ensuite convertie en signaux \u00e9lectriques. Ces signaux sont ensuite transform\u00e9s en donn\u00e9es num\u00e9riques \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un convertisseur analogique-num\u00e9rique (ADC). Ces donn\u00e9es num\u00e9riques sont g\u00e9n\u00e9ralement volumineuses, en particulier pour le contenu haute d\u00e9finition, ce qui n\u00e9cessite l&rsquo;utilisation de techniques de compression et d&rsquo;encodage pour r\u00e9duire la taille des fichiers en vue d&rsquo;un stockage et d&rsquo;une transmission pratiques.<\/p>\n<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique a \u00e9t\u00e9 introduite pour la premi\u00e8re fois avec l&rsquo;invention du tout premier DVR (enregistreur vid\u00e9o num\u00e9rique) par Ampex en 1977. Cependant, la forme num\u00e9rique n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 largement adopt\u00e9e qu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, apr\u00e8s l&rsquo;invention du premier format enti\u00e8rement num\u00e9rique au monde, le Sony D1, en 1986.<\/p>\n<p>La compression et l&rsquo;encodage sont essentiels dans la technologie vid\u00e9o num\u00e9rique. Ils r\u00e9duisent la taille des fichiers tout en s&rsquo;effor\u00e7ant de maintenir la qualit\u00e9. Les m\u00e9thodes de compression courantes comprennent la compression avec perte, qui r\u00e9duit la taille du fichier en \u00e9liminant certaines donn\u00e9es, et la compression sans perte, qui compresse les donn\u00e9es sans perte d&rsquo;informations.<\/p>\n<p>Les principales normes d&rsquo;encodage de la vid\u00e9o num\u00e9rique sont les suivantes<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">MPEG (Moving Picture Experts Group) : Y compris MPEG-1 (utilis\u00e9 dans les CD), MPEG-2 (utilis\u00e9 dans les DVD), MPEG-4 (largement utilis\u00e9 dans les m\u00e9dias num\u00e9riques) et MPEG-H.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.264 ou AVC (Advanced Video Coding)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.265 ou HEVC (High-Efficiency Video Coding)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les principales extensions de fichiers vid\u00e9o num\u00e9riques sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">.mp4 (MPEG-4 Part 14) : Largement utilis\u00e9 et compatible avec de nombreux appareils.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.avi (Audio Video Interleave) : Introduit par Microsoft, il prend en charge plusieurs flux audio et vid\u00e9o.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.mov : D\u00e9velopp\u00e9 par Apple, souvent utilis\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9dition vid\u00e9o professionnelle.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.wmv (Windows Media Video) : D\u00e9velopp\u00e9 par Microsoft pour les applications de streaming.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.mkv (Matroska Video) : Prend en charge un nombre illimit\u00e9 de pistes vid\u00e9o, audio, d&rsquo;images ou de sous-titres dans un seul fichier.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Diff\u00e9rences entre la vid\u00e9o num\u00e9rique et la vid\u00e9o analogique<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Vid\u00e9o num\u00e9rique<\/td>\n<td>Vid\u00e9o analogique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Type de signal<\/td>\n<td>Discret (code binaire)<\/td>\n<td>Formes d&rsquo;ondes continues<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Qualit\u00e9 et r\u00e9solution<\/td>\n<td>R\u00e9solution plus \u00e9lev\u00e9e ; qualit\u00e9 constante<\/td>\n<td>R\u00e9solution plus faible ; se d\u00e9grade avec le temps<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00c9dition<\/td>\n<td>Non-lin\u00e9aire ; outils logiciels<\/td>\n<td>Lin\u00e9aire ; bandes \u00e0 coupe physique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Stockage<\/td>\n<td>M\u00e9dias num\u00e9riques<\/td>\n<td>Bandes magn\u00e9tiques<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Durabilit\u00e9<\/td>\n<td>Ne se d\u00e9grade pas avec le temps<\/td>\n<td>Se d\u00e9grade avec l&rsquo;\u00e2ge et l&rsquo;usage<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Transmission<\/td>\n<td>Facilement transmissible par voie num\u00e9rique<\/td>\n<td>Susceptible d&rsquo;interf\u00e9rence<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>Qu&rsquo;est-ce que la vid\u00e9o num\u00e9rique ?<\/h2>\n<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la m\u00e9thode de capture, de traitement, de stockage et de transmission d&rsquo;images anim\u00e9es dans un format num\u00e9rique. Contrairement \u00e0 la vid\u00e9o analogique qui enregistre les images sous forme de signaux continus, la vid\u00e9o num\u00e9rique traduit ces images en donn\u00e9es num\u00e9riques, souvent repr\u00e9sent\u00e9es en code binaire (une s\u00e9rie de 0 et de 1). Ce passage au format num\u00e9rique a permis des avanc\u00e9es significatives dans la technologie vid\u00e9o, offrant une meilleure qualit\u00e9, un montage plus facile et un stockage et une distribution plus efficaces.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation d&rsquo;une vid\u00e9o num\u00e9rique commence par la capture d&rsquo;images anim\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un appareil photo num\u00e9rique. La lumi\u00e8re qui p\u00e9n\u00e8tre dans l&rsquo;appareil photo est ensuite convertie en signaux \u00e9lectriques par un capteur d&rsquo;image. Les signaux \u00e9lectriques, toujours sous forme analogique, sont convertis en donn\u00e9es num\u00e9riques \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un convertisseur analogique-num\u00e9rique (ADC). L&rsquo;ADC \u00e9chantillonne le signal analogique \u00e0 intervalles r\u00e9guliers et le quantifie en une valeur num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Les vid\u00e9os num\u00e9riques brutes sont g\u00e9n\u00e9ralement volumineuses et n\u00e9cessitent donc une compression afin de les rendre plus faciles \u00e0 g\u00e9rer pour la transmission et le stockage. Il existe deux types de compression : la compression avec perte, o\u00f9 certaines donn\u00e9es sont perdues pour r\u00e9duire la taille du fichier, et la compression sans perte, o\u00f9 aucune donn\u00e9e n&rsquo;est perdue, mais o\u00f9 les taux de compression sont plus faibles.<\/p>\n<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique est ensuite encod\u00e9e dans un format ou une norme sp\u00e9cifique, tel que MPEG-4, H.264 (Advanced Video Coding) ou H.265 (High Efficiency Video Coding). Ces normes dictent la mani\u00e8re dont les donn\u00e9es vid\u00e9o sont compress\u00e9es et stock\u00e9es.<\/p>\n<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique est stock\u00e9e sur diff\u00e9rents supports num\u00e9riques, tels que les disques durs, les lecteurs \u00e0 semi-conducteurs, les disques optiques (comme les DVD et les disques Blu-ray) ou le stockage flash (comme les cartes SD). La vid\u00e9o encod\u00e9e peut \u00eatre enregistr\u00e9e dans diff\u00e9rents formats num\u00e9riques, tels que .mp4, .avi, .mov, .wmv ou .mkv.<\/p>\n<h3>Comment fonctionne la vid\u00e9o num\u00e9rique ?<\/h3>\n<p>Le processus de r\u00e9alisation d&rsquo;une vid\u00e9o num\u00e9rique implique la capture d&rsquo;images en mouvement, l&rsquo;encodage de la vid\u00e9o et enfin le stockage.<\/p>\n<h4><b>Capture vid\u00e9o num\u00e9rique<\/b><\/h4>\n<p>La capture vid\u00e9o num\u00e9rique implique l&rsquo;utilisation d&rsquo;une cam\u00e9ra dot\u00e9e d&rsquo;un capteur num\u00e9rique, tel qu&rsquo;un capteur CCD (Charge-Coupled Device) ou CMOS (Complementary Metal-Oxide-Semiconductor). Ces capteurs convertissent la lumi\u00e8re entrante en signaux \u00e9lectroniques. Les signaux analogiques produits par le capteur sont convertis en donn\u00e9es num\u00e9riques par un convertisseur analogique-num\u00e9rique (ADC). Ce processus consiste \u00e0 \u00e9chantillonner le signal \u00e0 intervalles r\u00e9guliers et \u00e0 quantifier chaque \u00e9chantillon en une valeur num\u00e9rique, ce qui permet d&rsquo;obtenir un flux de donn\u00e9es num\u00e9riques repr\u00e9sentant l&rsquo;image captur\u00e9e.<\/p>\n<h4><b>Encodage vid\u00e9o num\u00e9rique<\/b><\/h4>\n<p>En raison de la taille importante des donn\u00e9es vid\u00e9o num\u00e9riques brutes, celles-ci sont soumises \u00e0 une compression afin de r\u00e9duire la taille du fichier pour une utilisation pratique. La compression peut \u00eatre avec perte, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elle supprime certaines donn\u00e9es pour r\u00e9duire la taille des fichiers, ou sans perte, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;elle conserve toutes les donn\u00e9es d&rsquo;origine mais est moins efficace pour r\u00e9duire la taille des fichiers. Les donn\u00e9es compress\u00e9es sont ensuite encod\u00e9es dans un format vid\u00e9o num\u00e9rique. Les normes d&rsquo;encodage populaires telles que MPEG-4, H.264 (Advanced Video Coding) et H.265 (High-Efficiency Video Coding) dictent la mani\u00e8re dont les donn\u00e9es vid\u00e9o doivent \u00eatre compress\u00e9es et stock\u00e9es. Ces formats concilient le besoin de qualit\u00e9 et la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9duire la taille du fichier.<\/p>\n<h4><b>Stockage<\/b><\/h4>\n<p>Contrairement \u00e0 la vid\u00e9o analogique qui est stock\u00e9e sur des bandes magn\u00e9tiques, la vid\u00e9o num\u00e9rique est stock\u00e9e sur diff\u00e9rents supports num\u00e9riques. Il s&rsquo;agit notamment des disques durs, des disques optiques (tels que les DVD et les disques Blu-ray), des disques \u00e0 \u00e9tat solide (SSD) et des cartes m\u00e9moire flash portables telles que les cartes SD. La vid\u00e9o num\u00e9rique encod\u00e9e est enregistr\u00e9e dans des formats de fichiers tels que .mp4, .avi, .mov ou .mkv. Chaque format poss\u00e8de ses propres propri\u00e9t\u00e9s en mati\u00e8re de compression, de compatibilit\u00e9 et d&rsquo;utilisation, ce qui permet aux utilisateurs de choisir en fonction de leurs besoins sp\u00e9cifiques.<\/p>\n<p>Le processus de capture, de codage et de stockage de la vid\u00e9o num\u00e9rique diff\u00e8re de celui de la vid\u00e9o analogique sur les points suivants :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Dans la capture vid\u00e9o analogique, les images sont enregistr\u00e9es sous forme de signaux \u00e9lectriques continus sur un support tel qu&rsquo;une bande magn\u00e9tique, sans qu&rsquo;il soit n\u00e9cessaire de les convertir en donn\u00e9es num\u00e9riques.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">La vid\u00e9o analogique ne subit pas de codage ou de compression num\u00e9rique de la m\u00eame mani\u00e8re. Sa qualit\u00e9 peut se d\u00e9grader avec le temps et les copies, alors que la vid\u00e9o num\u00e9rique conserve sa qualit\u00e9.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Le stockage en format analogique est plus encombrant et moins efficace que les options compactes et polyvalentes disponibles pour la vid\u00e9o num\u00e9rique.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Histoire de la vid\u00e9o num\u00e9rique<\/h2>\n<p>L&rsquo;histoire de la vid\u00e9o num\u00e9rique remonte \u00e0 1969, lorsque William S. Boyle a invent\u00e9 le CCD (dispositif \u00e0 couplage de charge), le premier capteur d&rsquo;image semi-conducteur pratique, qui est devenu la base de la vid\u00e9o num\u00e9rique. Le CCD a \u00e9t\u00e9 pl\u00e9biscit\u00e9 et commercialis\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970, ce qui a conduit \u00e0 l&rsquo;invention de la vid\u00e9o num\u00e9rique. L&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;Ampex, qui a invent\u00e9 le premier enregistreur vid\u00e9o num\u00e9rique en 1977, est reconnue pour avoir invent\u00e9 et popularis\u00e9 la vid\u00e9o num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 1980 ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9es par un d\u00e9veloppement important des formats vid\u00e9o num\u00e9riques. En 1986, Sony a lanc\u00e9 le Betacam SP qui, sans \u00eatre enti\u00e8rement num\u00e9rique, a consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 la qualit\u00e9 de la vid\u00e9o diffus\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 son format analogique sup\u00e9rieur. Cette \u00e9tape a \u00e9t\u00e9 suivie d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement marquant en 1987, lorsque Sony a lanc\u00e9 le format D1. Le D1 a \u00e9t\u00e9 le premier v\u00e9ritable format vid\u00e9o num\u00e9rique, enregistrant de la vid\u00e9o non compress\u00e9e en d\u00e9finition standard et \u00e9tablissant une nouvelle norme dans l&rsquo;industrie.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 1990 ont marqu\u00e9 l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;adoption de la vid\u00e9o num\u00e9rique par le grand public. Au d\u00e9but de cette d\u00e9cennie, les technologies vid\u00e9o num\u00e9riques se sont impos\u00e9es de plus en plus sur les march\u00e9s grand public. Des entreprises pionni\u00e8res comme Panasonic, JVC et Sony ont men\u00e9 cette charge, d\u00e9mocratisant la technologie vid\u00e9o num\u00e9rique. L&rsquo;introduction du format DV (Digital Video) en 1995 a marqu\u00e9 un tournant. Le DV est le fruit d&rsquo;une collaboration entre plusieurs g\u00e9ants de l&rsquo;industrie, dont Sony, Panasonic et JVC. Ce format a eu un impact significatif sur le march\u00e9 des cam\u00e9scopes grand public, rendant la vid\u00e9o num\u00e9rique plus accessible et plus abordable. Sur cette lanc\u00e9e, l&rsquo;ann\u00e9e 1996 a vu l&rsquo;introduction du MiniDV, un format compact qui a permis d&rsquo;am\u00e9liorer la portabilit\u00e9 des cam\u00e9ras vid\u00e9o num\u00e9riques.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, la vid\u00e9o num\u00e9rique haute d\u00e9finition (HD) a commenc\u00e9 \u00e0 occuper le devant de la sc\u00e8ne. La vid\u00e9o HD offre une r\u00e9solution nettement sup\u00e9rieure \u00e0 celle des formats de d\u00e9finition standard, ce qui permet d&rsquo;obtenir des images plus claires et plus d\u00e9taill\u00e9es. Le HDCAM de Sony et le DVCPRO HD de Panasonic ont \u00e9t\u00e9 parmi les principaux formats \u00e0 l&rsquo;origine de cette r\u00e9volution de la haute d\u00e9finition. Ces formats s&rsquo;adressaient non seulement aux radiodiffuseurs professionnels, mais aussi \u00e0 un march\u00e9 en pleine expansion, celui des vid\u00e9astes amateurs, alliant la qualit\u00e9 professionnelle \u00e0 l&rsquo;accessibilit\u00e9 pour le grand public.<\/p>\n<h3>Quand la vid\u00e9o a-t-elle \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e ? (Premi\u00e8re vid\u00e9o enregistr\u00e9e)<\/h3>\n<p>La premi\u00e8re vid\u00e9o enregistr\u00e9e a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1881 par l&rsquo;inventeur fran\u00e7ais Charles-\u00c9mile Reynaud. Reynaud, professeur de sciences, met au point un appareil appel\u00e9 \u00ab\u00a0Praxinoscope\u00a0\u00bb, une am\u00e9lioration du Zoetrope existant, tous deux cr\u00e9ant l&rsquo;illusion du mouvement en affichant une s\u00e9quence de dessins ou de photographies dans des phases progressives de mouvement.<\/p>\n<p>Le Praxinoscope se composait d&rsquo;un cylindre avec des miroirs au centre et des bandes d&rsquo;images s\u00e9quentielles autour. Lorsqu&rsquo;ils sont tourn\u00e9s, les miroirs refl\u00e8tent les images, cr\u00e9ant ainsi l&rsquo;illusion du mouvement. Reynaud pousse le concept plus loin en d\u00e9veloppant le \u00ab\u00a0Th\u00e9\u00e2tre Optique\u00a0\u00bb, une version plus grande du Praxinoscope, qu&rsquo;il utilise pour projeter ses bandes anim\u00e9es peintes \u00e0 la main sur un \u00e9cran, cr\u00e9ant ainsi les premi\u00e8res projections anim\u00e9es.<\/p>\n<p>En octobre 1892, Reynaud pr\u00e9sente publiquement ses films d&rsquo;animation au Mus\u00e9e Gr\u00e9vin, un mus\u00e9e de cire \u00e0 Paris, marquant ainsi la premi\u00e8re exposition publique d&rsquo;animation. Bien que le travail de Reynaud n&rsquo;ait pas permis d&rsquo;enregistrer des vid\u00e9os en direct telles que nous les connaissons aujourd&rsquo;hui, ses cr\u00e9ations ont jou\u00e9 un r\u00f4le fondamental dans le d\u00e9veloppement du cin\u00e9ma et de la vid\u00e9o tels que nous les connaissons aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<h3>Premi\u00e8re vid\u00e9o num\u00e9rique enregistr\u00e9e<\/h3>\n<p>La premi\u00e8re vid\u00e9o num\u00e9rique enregistr\u00e9e a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e avec le syst\u00e8me D1 de Sony. Le D1, lanc\u00e9 par Sony en 1986, a marqu\u00e9 le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;enregistrement vid\u00e9o num\u00e9rique dans un environnement de diffusion professionnel.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me D1 a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 enregistrer la vid\u00e9o sous forme de donn\u00e9es num\u00e9riques plut\u00f4t que de signaux analogiques. Contrairement aux formats vid\u00e9o pr\u00e9c\u00e9dents, le D1 enregistre de la vid\u00e9o num\u00e9rique non compress\u00e9e, ce qui permet d&rsquo;obtenir des images de tr\u00e8s haute qualit\u00e9 sans la perte de qualit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rationnelle caract\u00e9ristique des formats analogiques. Il capture des vid\u00e9os de d\u00e9finition standard et est principalement utilis\u00e9 dans les studios de radiodiffusion professionnels et dans les environnements de post-production.<\/p>\n<h2>Comment fonctionne le codage vid\u00e9o num\u00e9rique ?<\/h2>\n<p>L&rsquo;encodage vid\u00e9o num\u00e9rique est un processus qui transforme les s\u00e9quences vid\u00e9o brutes en un format num\u00e9rique, ce qui les rend aptes au stockage, \u00e0 la transmission et \u00e0 la lecture sur diff\u00e9rents appareils. Ce processus comporte plusieurs \u00e9tapes cl\u00e9s : la compression, les algorithmes d&rsquo;encodage et le stockage num\u00e9rique.<\/p>\n<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique brute g\u00e9n\u00e8re une quantit\u00e9 massive de donn\u00e9es, en particulier dans le cas de s\u00e9quences en haute r\u00e9solution. Pour g\u00e9rer efficacement ces donn\u00e9es, la compression est utilis\u00e9e pour r\u00e9duire la taille du fichier. Il existe deux types de compression :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Compression avec perte : Cette m\u00e9thode permet de r\u00e9duire la taille des fichiers en supprimant de mani\u00e8re permanente certaines donn\u00e9es vid\u00e9o, ce qui peut nuire \u00e0 la qualit\u00e9 de l&rsquo;image. Le degr\u00e9 de perte de qualit\u00e9 d\u00e9pend du niveau de compression.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Compression sans perte : Cette m\u00e9thode permet de compresser les donn\u00e9es vid\u00e9o sans perte de qualit\u00e9, mais la r\u00e9duction de la taille du fichier n&rsquo;est pas aussi importante qu&rsquo;avec la compression avec perte.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&rsquo;\u00e9tape suivante consiste \u00e0 encoder les donn\u00e9es vid\u00e9o compress\u00e9es \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;algorithmes sp\u00e9cifiques. Ces algorithmes d\u00e9terminent la mani\u00e8re dont la vid\u00e9o est trait\u00e9e et stock\u00e9e. Parmi les normes d&rsquo;encodage les plus r\u00e9pandues, citons<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">MPEG (Moving Picture Experts Group) : Ce groupe comprend diverses normes telles que MPEG-2 (utilis\u00e9e pour les DVD) et MPEG-4 (utilis\u00e9e pour la vid\u00e9o en ligne et la radiodiffusion).<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.264 (Advanced Video Coding) : Connu pour son efficacit\u00e9, il est largement utilis\u00e9 pour tout ce qui concerne les disques Blu-ray et la vid\u00e9o sur le web.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.265 (High-Efficiency Video Coding) : Le successeur de H.264 offre une meilleure compression, ce qui le rend id\u00e9al pour les vid\u00e9os 4K et 8K.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une fois la vid\u00e9o compress\u00e9e et encod\u00e9e, elle est stock\u00e9e dans un format num\u00e9rique. Le format choisi peut avoir une incidence sur la compatibilit\u00e9, la qualit\u00e9 et la taille du fichier vid\u00e9o. Les formats vid\u00e9o num\u00e9riques les plus courants sont les suivants<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">.mp4 : un format polyvalent compatible avec de nombreux appareils et plateformes.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.avi : un format plus ancien, connu pour sa flexibilit\u00e9 en termes de codecs.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.mov : D\u00e9velopp\u00e9 par Apple, souvent utilis\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9dition vid\u00e9o professionnelle.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">.wmv : D\u00e9velopp\u00e9 par Microsoft, principalement pour les plateformes Windows.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La vid\u00e9o encod\u00e9e doit \u00eatre compatible avec diff\u00e9rents appareils de lecture et m\u00e9thodes de transmission. Par exemple, les vid\u00e9os destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre diffus\u00e9es en continu sur l&rsquo;internet requi\u00e8rent des consid\u00e9rations diff\u00e9rentes (comme la bande passante et la mise en m\u00e9moire tampon) par rapport \u00e0 celles destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre lues localement.<\/p>\n<h3>Comment fonctionne la compression vid\u00e9o ?<\/h3>\n<p>La compression vid\u00e9o est une technique utilis\u00e9e pour r\u00e9duire la taille des fichiers vid\u00e9o num\u00e9riques. L&rsquo;objectif principal de la compression est de rendre les fichiers vid\u00e9o plus faciles \u00e0 g\u00e9rer pour le stockage, la transmission et la lecture, sans compromettre de mani\u00e8re significative la qualit\u00e9 de la vid\u00e9o. Les principes de la compression vid\u00e9o impliquent plusieurs concepts cl\u00e9s :<\/p>\n<h4>Techniques de r\u00e9duction des donn\u00e9es<\/h4>\n<p>La compression vid\u00e9o fonctionne en identifiant et en \u00e9liminant les donn\u00e9es redondantes ou inutiles. Il existe deux principaux types de techniques de r\u00e9duction des donn\u00e9es utilis\u00e9es dans la compression vid\u00e9o :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Compression spatiale : \u00c9galement connue sous le nom de compression intra-image, elle r\u00e9duit la redondance au sein d&rsquo;une seule image vid\u00e9o. Elle fait appel \u00e0 des techniques telles que le sous-\u00e9chantillonnage des couleurs et la transformation des donn\u00e9es d&rsquo;image dans un format permettant une compression plus efficace.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Compression temporelle : \u00c9galement connue sous le nom de compression inter-images, elle r\u00e9duit la redondance entre plusieurs images. Cette m\u00e9thode permet de ne stocker que les changements entre les images cons\u00e9cutives au lieu de stocker chaque image dans son int\u00e9gralit\u00e9. Par exemple, dans une sc\u00e8ne o\u00f9 seul un petit objet bouge, seul le mouvement est enregistr\u00e9, plut\u00f4t que l&rsquo;ensemble de l&rsquo;image.<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Compression avec ou sans perte<\/h4>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Compression avec perte : Cette m\u00e9thode comprime les donn\u00e9es en en supprimant une partie de mani\u00e8re permanente. Il s&rsquo;agit du type de compression le plus courant pour les fichiers vid\u00e9o, car il permet de r\u00e9duire consid\u00e9rablement la taille des fichiers. L&rsquo;inconv\u00e9nient est qu&rsquo;elle peut entra\u00eener une perte de qualit\u00e9, en particulier si la vid\u00e9o est trop compress\u00e9e.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Compression sans perte : Cette m\u00e9thode compresse les donn\u00e9es sans en perdre aucune, de sorte que la vid\u00e9o originale peut \u00eatre parfaitement reconstruite \u00e0 partir des donn\u00e9es compress\u00e9es. Bien qu&rsquo;elle ne r\u00e9duise pas la taille des fichiers autant que la compression avec perte, elle est essentielle pour les applications o\u00f9 la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 d&rsquo;origine est cruciale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Contr\u00f4le du d\u00e9bit : Le d\u00e9bit correspond \u00e0 la quantit\u00e9 de donn\u00e9es trait\u00e9es dans un laps de temps donn\u00e9. L&rsquo;abaissement du d\u00e9bit binaire r\u00e9duit la taille du fichier mais peut \u00e9galement diminuer la qualit\u00e9 de la vid\u00e9o. La compression consiste souvent \u00e0 \u00e9quilibrer le d\u00e9bit binaire et la qualit\u00e9 souhait\u00e9e.<\/p>\n<p>Algorithmes d&rsquo;encodage : La compression vid\u00e9o est r\u00e9alis\u00e9e au moyen de divers algorithmes d&rsquo;encodage, des normes telles que MPEG et H.264 \u00e9tant largement utilis\u00e9es. Ces algorithmes utilisent des formules math\u00e9matiques complexes pour d\u00e9terminer la mani\u00e8re la plus efficace de repr\u00e9senter les donn\u00e9es vid\u00e9o.<\/p>\n<p>Techniques psycho-visuelles : Ces techniques tirent parti de certaines caract\u00e9ristiques de la vision humaine. Par exemple, certaines couleurs ou certains petits d\u00e9tails peuvent ne pas \u00eatre perceptibles par l&rsquo;\u0153il humain, de sorte qu&rsquo;ils peuvent \u00eatre compress\u00e9s plus fortement sans affecter de mani\u00e8re significative la qualit\u00e9 vid\u00e9o per\u00e7ue.<\/p>\n<h4>Qu&rsquo;est-ce que la compression avec pertes ?<\/h4>\n<p>La compression avec perte est une m\u00e9thode d&rsquo;encodage de donn\u00e9es qui r\u00e9duit la taille d&rsquo;un fichier en \u00e9liminant de fa\u00e7on permanente certaines informations, en particulier les donn\u00e9es redondantes ou moins significatives. Ce type de compression est largement utilis\u00e9 pour l&rsquo;audio num\u00e9rique, les images et la vid\u00e9o, lorsqu&rsquo;une reproduction parfaite des donn\u00e9es originales n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire. Le principal avantage de la compression avec perte est sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire de mani\u00e8re significative la taille des fichiers, ce qui est crucial pour l&rsquo;efficacit\u00e9 du stockage et la rapidit\u00e9 de la transmission, en particulier sur Internet.<\/p>\n<p>Quelques normes courantes de compression avec perte :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">JPEG (Joint Photographic Experts Group) : Largement utilis\u00e9e pour les images num\u00e9riques, la compression JPEG permet de r\u00e9duire la taille des fichiers tout en conservant une qualit\u00e9 d&rsquo;image raisonnable.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">MPEG (Moving Picture Experts Group) : Ce groupe comprend diverses normes utilis\u00e9es pour la compression vid\u00e9o et audio, telles que MPEG-1 (utilis\u00e9e dans les CD), MPEG-2 (utilis\u00e9e dans les DVD) et MPEG-4 (largement utilis\u00e9e pour les m\u00e9dias num\u00e9riques, y compris la diffusion en continu sur l&rsquo;internet et la radiodiffusion).<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.264 (Advanced Video Coding) : Norme de compression vid\u00e9o, H.264 est connue pour sa grande efficacit\u00e9 de compression, ce qui la rend id\u00e9ale pour la diffusion et le streaming vid\u00e9o haute d\u00e9finition.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">MP3 (MPEG Audio Layer III) : Format de compression audio populaire, le MP3 est utilis\u00e9 pour r\u00e9duire la taille des fichiers audio avec un compromis sur la qualit\u00e9 du son, bien qu&rsquo;il soit souvent imperceptible pour l&rsquo;auditeur moyen.<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Qu&rsquo;est-ce que la compression sans perte ?<\/h4>\n<p>La compression sans perte est une m\u00e9thode d&rsquo;encodage des donn\u00e9es qui r\u00e9duit la taille d&rsquo;un fichier sans perte d&rsquo;informations. Contrairement \u00e0 la compression avec perte, qui supprime d\u00e9finitivement certaines donn\u00e9es, la compression sans perte permet de reconstituer parfaitement les donn\u00e9es originales \u00e0 partir des donn\u00e9es compress\u00e9es. Ce type de compression est essentiel dans les applications o\u00f9 la pr\u00e9servation des donn\u00e9es d&rsquo;origine est cruciale, comme dans les documents textuels, certains formats d&rsquo;image et \u00e0 des fins d&rsquo;archivage.<\/p>\n<p>Quelques normes courantes de compression sans perte :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">PNG (Portable Network Graphics) : Format d&rsquo;image tr\u00e8s r\u00e9pandu sur le web, le PNG offre une compression sans perte, ce qui le rend id\u00e9al pour les graphiques d\u00e9taill\u00e9s o\u00f9 la clart\u00e9 et la qualit\u00e9 sont importantes.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">FLAC (Free Lossless Audio Codec) : Un format audio largement utilis\u00e9 pour la compression sans perte. FLAC r\u00e9duit la taille des fichiers audio sans perte de qualit\u00e9, ce qui le rend populaire aupr\u00e8s des audiophiles et \u00e0 des fins d&rsquo;archivage.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">ZIP : format de compression de fichiers tr\u00e8s r\u00e9pandu, ZIP est capable de compresser divers types de donn\u00e9es (texte, images, applications, etc.) sans perte. Il est couramment utilis\u00e9 pour le stockage et la transmission de fichiers.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">ALAC (Apple Lossless Audio Codec) : D\u00e9velopp\u00e9 par Apple, ALAC est similaire \u00e0 FLAC, offrant une compression audio sans perte. Il est compatible avec les appareils et les logiciels Apple.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Codage de Huffman : M\u00e9thode couramment utilis\u00e9e pour la compression de donn\u00e9es sans perte. Il est utilis\u00e9 dans divers formats de fichiers et normes de compression, souvent en conjonction avec d&rsquo;autres algorithmes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Que sont les algorithmes d&rsquo;encodage vid\u00e9o ?<\/h3>\n<p>Les algorithmes de codage vid\u00e9o jouent un r\u00f4le crucial dans le traitement de la vid\u00e9o num\u00e9rique, en permettant le stockage et la transmission efficaces des donn\u00e9es vid\u00e9o. Ces algorithmes sont con\u00e7us pour compresser les fichiers vid\u00e9o, ce qui permet de les stocker et de les partager plus facilement sans consommer trop d&rsquo;espace de stockage ou de bande passante.<\/p>\n<p>L&rsquo;objectif premier du codage vid\u00e9o est de compresser les donn\u00e9es vid\u00e9o afin de r\u00e9duire la taille du fichier. Par cons\u00e9quent, les algorithmes de codage vid\u00e9o permettent principalement un stockage efficace des vid\u00e9os sur des supports num\u00e9riques et une transmission efficace, en particulier sur l&rsquo;internet o\u00f9 la bande passante peut \u00eatre limit\u00e9e. Tout en r\u00e9duisant la taille des fichiers, ces algorithmes visent \u00e0 pr\u00e9server autant que possible la qualit\u00e9 de la vid\u00e9o originale. La difficult\u00e9 consiste \u00e0 trouver un \u00e9quilibre entre la compression (r\u00e9duction de la taille du fichier) et le maintien d&rsquo;une qualit\u00e9 vid\u00e9o \u00e9lev\u00e9e. Les algorithmes d&rsquo;encodage sont \u00e9galement con\u00e7us pour optimiser les fichiers vid\u00e9o en vue de divers sc\u00e9narios de lecture, notamment la diffusion en continu sur Internet, la diffusion ou le stockage sur des supports physiques tels que les DVD.<\/p>\n<p>Ces algorithmes utilisent des techniques de compression complexes, y compris la compression avec ou sans perte. Ils identifient et \u00e9liminent les donn\u00e9es redondantes et, dans le cas de la compression avec perte, ils suppriment \u00e9galement les donn\u00e9es moins significatives afin d&rsquo;obtenir des taux de compression plus \u00e9lev\u00e9s. En analysant les diff\u00e9rences entre les images successives et les similitudes au sein d&rsquo;une m\u00eame image, ces algorithmes codent efficacement les donn\u00e9es vid\u00e9o. Par exemple, dans une sc\u00e8ne o\u00f9 la majeure partie de l&rsquo;arri\u00e8re-plan reste statique, seuls les changements sont encod\u00e9s en d\u00e9tail. Certains algorithmes ajustent \u00e9galement le d\u00e9bit en fonction de la complexit\u00e9 de chaque partie de la vid\u00e9o. Les sc\u00e8nes plus complexes re\u00e7oivent un d\u00e9bit plus \u00e9lev\u00e9 (et donc plus de donn\u00e9es), tandis que les sc\u00e8nes plus simples utilisent moins de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Les principaux algorithmes de codage vid\u00e9o sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">MPEG (Moving Picture Experts Group) : Comprend diverses normes telles que MPEG-1 (utilis\u00e9e pour les CD vid\u00e9o), MPEG-2 (utilis\u00e9e pour les DVD et la t\u00e9l\u00e9vision num\u00e9rique), MPEG-4 (largement utilis\u00e9e pour les m\u00e9dias num\u00e9riques, y compris la diffusion en continu) et MPEG-H.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.264\/AVC (Advanced Video Coding) : Connu pour sa grande efficacit\u00e9 de compression, le H.264 est largement utilis\u00e9 pour tout ce qui concerne les disques Blu-ray et la vid\u00e9o sur le web.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.265\/HEVC (High-Efficiency Video Coding) : Successeur de H.264, il offre une compression encore plus efficace, ce qui le rend adapt\u00e9 aux vid\u00e9os 4K et de plus haute r\u00e9solution.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">VP9 : d\u00e9velopp\u00e9 par Google, VP9 est un format de codage vid\u00e9o ouvert et libre de droits, principalement utilis\u00e9 pour la diffusion de vid\u00e9os sur le web, notamment par YouTube.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">AV1 : Format de codage vid\u00e9o plus r\u00e9cent, ouvert et libre de droits, d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;Alliance for Open Media, con\u00e7u pour la diffusion de vid\u00e9os sur l&rsquo;internet avec une efficacit\u00e9 de compression sup\u00e9rieure \u00e0 celle des formats H.264 et H.265.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Quels sont les diff\u00e9rents types de normes de codage vid\u00e9o num\u00e9rique ?<\/h2>\n<p>Les normes de codage vid\u00e9o num\u00e9rique sont des ensembles de sp\u00e9cifications ou de lignes directrices utilis\u00e9es pour coder et compresser la vid\u00e9o num\u00e9rique. Ils normalisent la mani\u00e8re dont les donn\u00e9es vid\u00e9o sont compress\u00e9es et converties en format num\u00e9rique, en dictant des aspects tels que le d\u00e9bit binaire, la r\u00e9solution et la compatibilit\u00e9 avec divers appareils et plateformes.<\/p>\n<p>Normes sup\u00e9rieures de codage vid\u00e9o num\u00e9rique :<\/p>\n<ol>\n<li aria-level=\"1\">MPEG-2<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.264 (Advanced Video Coding, AVC)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">H.265 (High Efficiency Video Coding, HEVC)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">VP9<\/li>\n<li aria-level=\"1\">AV1<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ces normes varient en termes d&rsquo;efficacit\u00e9 de compression, de conservation de la qualit\u00e9 et de complexit\u00e9 de calcul, ce qui les rend adapt\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rentes applications et technologies.<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MOV<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>MOV est un format de fichier conteneur multim\u00e9dia principalement utilis\u00e9 dans le cadre QuickTime d&rsquo;Apple. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par Apple Inc. et introduit en 1991. L&rsquo;algorithme utilis\u00e9 pour le codage vid\u00e9o MOV est la norme H.264. L&rsquo;une des principales am\u00e9liorations du format MOV par rapport \u00e0 d&rsquo;autres normes au moment de son introduction \u00e9tait sa capacit\u00e9 \u00e0 stocker et \u00e0 synchroniser plusieurs types de m\u00e9dias (audio, vid\u00e9o, texte) dans un seul fichier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>H.264\/MPEG-4 AVC<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>H.264, \u00e9galement connu sous le nom de MPEG-4 AVC (Advanced Video Coding), est une norme de compression vid\u00e9o largement utilis\u00e9e, d\u00e9velopp\u00e9e par le groupe d&rsquo;experts en codage vid\u00e9o de l&rsquo;UIT-T et le groupe d&rsquo;experts en images anim\u00e9es de l&rsquo;ISO\/CEI. Elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 2003. Parmi les avantages de la norme H.264 par rapport aux normes de codage vid\u00e9o pr\u00e9c\u00e9dentes, citons l&rsquo;efficacit\u00e9 accrue de la compression, la possibilit\u00e9 de fournir une bonne qualit\u00e9 vid\u00e9o \u00e0 des d\u00e9bits binaires nettement inf\u00e9rieurs et une plus grande souplesse dans le codage vid\u00e9o sur une large gamme de largeurs de bande et de r\u00e9solutions.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>H.265\/MPEG-H Part 2\/HEVC<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>La norme H.265, \u00e9galement connue sous le nom de High-Efficiency Video Coding (HEVC) ou MPEG-H Part 2, est une norme de compression vid\u00e9o qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e pour succ\u00e9der \u00e0 la norme H.264\/MPEG-4 AVC. Il a \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9 en 2013 et d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;\u00e9quipe de collaboration conjointe sur le codage vid\u00e9o (JCT-VC), une collaboration entre le groupe d&rsquo;experts en images anim\u00e9es ISO\/CEI (MPEG) et le groupe d&rsquo;experts en codage vid\u00e9o de l&rsquo;UIT-T. Les am\u00e9liorations de la norme H.265 par rapport \u00e0 la norme H.264 comprennent des techniques avanc\u00e9es telles qu&rsquo;une meilleure compensation des mouvements pour une meilleure pr\u00e9diction du contenu des images et une plus grande flexibilit\u00e9 dans la mani\u00e8re dont les images sont divis\u00e9es en blocs pour l&rsquo;encodage.<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MPEG-4<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>La norme MPEG-4 est une norme de codage vid\u00e9o \u00e9largie d\u00e9velopp\u00e9e par le Moving Picture Experts Group (MPEG), un groupe de travail de l&rsquo;Organisation internationale de normalisation (ISO) et de la Commission \u00e9lectrotechnique internationale (CEI). La norme MPEG-4 est devenue officiellement une norme internationale en 1999. Il utilise des techniques de codage avanc\u00e9es telles que le codage bas\u00e9 sur l&rsquo;objet, qui permet de manipuler et d&rsquo;interagir s\u00e9par\u00e9ment avec des objets individuels au sein d&rsquo;une sc\u00e8ne. Parmi les caract\u00e9ristiques am\u00e9lior\u00e9es du MPEG-4, citons la compression, la flexibilit\u00e9 et la polyvalence accrues.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MPEG-2<\/b><b>\/<\/b><b>H.262<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>MPEG-2, \u00e9galement connu sous le nom de H.262, est une norme de codage vid\u00e9o num\u00e9rique largement utilis\u00e9e dans l&rsquo;industrie de la radiodiffusion, en particulier pour les DVD, les Super-VCD et divers formats de t\u00e9l\u00e9vision. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le Moving Picture Experts Group (MPEG), une collaboration d&rsquo;experts de l&rsquo;Organisation internationale de normalisation (ISO) et de la Commission \u00e9lectrotechnique internationale (CEI). La norme MPEG-2 a \u00e9t\u00e9 officiellement adopt\u00e9e en 1995. Le MPED-2 offre une meilleure qualit\u00e9 vid\u00e9o et la prise en charge de la vid\u00e9o entrelac\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MPEG-1<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>MPEG-1 est une norme de codage vid\u00e9o num\u00e9rique qui a \u00e9t\u00e9 principalement d\u00e9velopp\u00e9e pour les CD vid\u00e9o (VCD) et la diffusion audio num\u00e9rique. Il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par le Moving Picture Experts Group (MPEG), qui est un groupe de travail relevant de l&rsquo;Organisation internationale de normalisation (ISO) et de la Commission \u00e9lectrotechnique internationale (CEI). La norme MPEG-1 a \u00e9t\u00e9 officiellement adopt\u00e9e en 1992. La norme MPEG-1 emploie un algorithme de compression qui utilise la transform\u00e9e en cosinus discr\u00e8te (DCT) pour r\u00e9duire la redondance spatiale au sein des images.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Theora<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>Theora est un format de compression vid\u00e9o open-source, qui fait partie des projets de m\u00e9dias libres et ouverts de la fondation Xiph.Org. Il a \u00e9t\u00e9 officiellement publi\u00e9 en 2004. Theora est d\u00e9riv\u00e9 du codec VP3, d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine par On2 Technologies. Le codec Theora utilise un algorithme de compression vid\u00e9o bas\u00e9 sur la transform\u00e9e en cosinus discr\u00e8te (DCT), similaire aux m\u00e9thodes utilis\u00e9es dans des formats tels que MPEG et VP8. Il est utilis\u00e9 pour les projets de Wikip\u00e9dia principalement en raison de son accessibilit\u00e9. Theora se distingue par son caract\u00e8re open-source et sa capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>H.263<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>H.263 est une norme de compression vid\u00e9o con\u00e7ue \u00e0 l&rsquo;origine pour la communication \u00e0 faible d\u00e9bit. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le groupe d&rsquo;experts en codage vid\u00e9o de l&rsquo;UIT-T (VCEG) et publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1996. L&rsquo;algorithme utilis\u00e9 dans la norme H.263 est bas\u00e9 sur les techniques de compression de la transform\u00e9e en cosinus discr\u00e8te (DCT). Les principales caract\u00e9ristiques de H.263 sont l&rsquo;am\u00e9lioration de la compression, de la flexibilit\u00e9 et de la r\u00e9sistance aux erreurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>H.261<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>H.261 est l&rsquo;une des premi\u00e8res normes de compression vid\u00e9o, sp\u00e9cialement con\u00e7ue pour la vid\u00e9oconf\u00e9rence et la t\u00e9l\u00e9phonie vid\u00e9o sur les lignes RNIS (r\u00e9seau num\u00e9rique \u00e0 int\u00e9gration de services). Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le groupe d&rsquo;experts en codage vid\u00e9o de l&rsquo;UIT-T (VCEG) et a \u00e9t\u00e9 normalis\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1990. L&rsquo;algorithme utilis\u00e9 dans la norme H.261 est bas\u00e9 sur la transform\u00e9e en cosinus discr\u00e8te (DCT) et la compensation de mouvement. L&rsquo;un des principaux avantages de la norme H.261 est qu&rsquo;elle prend en charge les r\u00e9solutions CIF (Common Intermediate Format) et QCIF (Quarter CIF), ce qui permet de s&rsquo;adapter aux diff\u00e9rents niveaux de qualit\u00e9 vid\u00e9o et aux conditions de la bande passante du r\u00e9seau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>CCIR 601<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>CCIR 601, d\u00e9sormais connu sous le nom d&rsquo;ITU-R BT.601, est une norme pour la radiodiffusion vid\u00e9o num\u00e9rique, en particulier dans les environnements de studio. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le Comit\u00e9 consultatif international des radiocommunications (CCIR), qui fait maintenant partie de l&rsquo;Union internationale des t\u00e9l\u00e9communications (UIT). La norme a \u00e9t\u00e9 introduite pour la premi\u00e8re fois en 1982 et d\u00e9finit une r\u00e9solution de 720&#215;486 pixels pour NTSC et de 720&#215;576 pixels pour PAL\/SECAM, avec un rapport d&rsquo;aspect de 4:3. Le CCIR 601 a \u00e9galement \u00e9tabli des normes pour la num\u00e9risation des signaux vid\u00e9o analogiques, sp\u00e9cifiant le sous-\u00e9chantillonnage chromatique 4:2:2.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>VC-2 (Dirac Pro)<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le VC-2, \u00e9galement connu sous le nom de Dirac Pro, est un format de compression vid\u00e9o num\u00e9rique d\u00e9velopp\u00e9 par la BBC (British Broadcasting Corporation). Il a \u00e9t\u00e9 officiellement publi\u00e9 en 2008. L&rsquo;algorithme principal du VC-2\/Dirac Pro est bas\u00e9 sur la compression par ondelettes, contrairement aux codecs bas\u00e9s sur la transform\u00e9e en cosinus discr\u00e8te (DCT), plus couramment utilis\u00e9s, comme le H.264. Le VC-2 offre une flexibilit\u00e9, une source ouverte et une compression de haute qualit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>H.120<\/b><\/li>\n<\/ul>\n<p>H.120 \u00e9tait une des premi\u00e8res normes de compression vid\u00e9o pour la vid\u00e9oconf\u00e9rence et la t\u00e9l\u00e9phonie. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par l&rsquo;Union internationale des t\u00e9l\u00e9communications (UIT) \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 et officiellement normalis\u00e9 en 1984. L&rsquo;algorithme utilis\u00e9 dans la norme H.120 est la modulation diff\u00e9rentielle par code d&rsquo;impulsion (DPCM) pour la compression, une technique qui code la diff\u00e9rence entre les \u00e9chantillons successifs plut\u00f4t que les valeurs absolues.<\/p>\n<h2>Quels sont les diff\u00e9rents types de formats de fichiers vid\u00e9o num\u00e9riques ?<\/h2>\n<p>Les formats de fichiers vid\u00e9o num\u00e9riques sont des conteneurs qui stockent des donn\u00e9es vid\u00e9o num\u00e9riques, comprenant souvent du son, des sous-titres et d&rsquo;autres m\u00e9tadonn\u00e9es. Ces formats ne se contentent pas d&rsquo;encapsuler les flux vid\u00e9o et audio encod\u00e9s, ils d\u00e9finissent \u00e9galement la mani\u00e8re dont ces donn\u00e9es sont stock\u00e9es et structur\u00e9es dans le fichier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les formats de fichiers diff\u00e8rent des normes de codage dans la mesure o\u00f9 ces derni\u00e8res traitent des d\u00e9tails techniques de la compression et du codage vid\u00e9o, tandis que les formats de fichiers s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 l&rsquo;organisation et au stockage de ces donn\u00e9es. Un format de fichier unique peut prendre en charge plusieurs normes de codage, ce qui offre une certaine souplesse en termes de compression et d&rsquo;utilisation des donn\u00e9es vid\u00e9o.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les formats de fichiers vid\u00e9o num\u00e9riques les plus courants sont les suivants :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Vid\u00e9o Ogg (.ogg, .ogv) :  <\/b>Ogg Video, avec les extensions de fichier .ogg et .ogv, est un format de conteneur libre et ouvert, qui fait partie du projet multim\u00e9dia Ogg, lanc\u00e9 par la fondation Xiph.Org en 1993. Ogg Video est principalement con\u00e7u pour les applications de diffusion en continu et est connu pour son efficacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer les donn\u00e9es vid\u00e9o et audio au sein d&rsquo;un seul fichier. La vid\u00e9o Ogg est principalement associ\u00e9e \u00e0 la norme d&rsquo;encodage Theora, qui a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par la Fondation Xiph.Org.<\/li>\n<li aria-level=\"1\"><b>Format de fichier QuickTime (.mov, .qt) :  <\/b>Le format de fichier QuickTime, avec les extensions .mov et .qt, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par Apple Inc. Il a \u00e9t\u00e9 introduit en 1991 en tant qu&rsquo;\u00e9l\u00e9ment du cadre multim\u00e9dia QuickTime. Le format de fichier QuickTime est con\u00e7u pour stocker un large \u00e9ventail de types de m\u00e9dias num\u00e9riques, ce qui le rend particuli\u00e8rement adapt\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition vid\u00e9o et \u00e0 la cr\u00e9ation de contenu. L&rsquo;un des codecs vid\u00e9o les plus utilis\u00e9s dans QuickTime est la norme H.264 (MPEG-4 AVC), connue pour son efficacit\u00e9 et sa qualit\u00e9 de compression \u00e9lev\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>AVI (.avi) :  <\/b>Le format Audio Video Interleave (AVI), avec l&rsquo;extension de fichier .avi, a \u00e9t\u00e9 introduit par Microsoft en novembre 1992. AVI est un format de conteneur con\u00e7u pour contenir des donn\u00e9es audio et vid\u00e9o dans un seul fichier, ce qui permet une lecture synchronis\u00e9e de l&rsquo;audio et de la vid\u00e9o. Il est destin\u00e9 \u00e0 un large \u00e9ventail de contenus vid\u00e9o, de la vid\u00e9o de qualit\u00e9 standard sur PC aux films de haute qualit\u00e9. L&rsquo;une des caract\u00e9ristiques de l&rsquo;AVI est sa flexibilit\u00e9 en ce qui concerne les codecs vid\u00e9o et audio qu&rsquo;il peut contenir. Il ne repose pas sur une norme d&rsquo;encodage unique, mais peut utiliser un large \u00e9ventail de codecs.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MPEG-4 Part 14 (MP4) (.mp4, .m4p (avec DRM), .m4v) : <\/b>MPEG-4 Part 14, commun\u00e9ment appel\u00e9 MP4, est un format de conteneur multim\u00e9dia num\u00e9rique. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le Moving Picture Experts Group (MPEG) et a \u00e9t\u00e9 officiellement introduit en tant que norme en 2003. MP4 est con\u00e7u pour stocker de la vid\u00e9o, de l&rsquo;audio et d&rsquo;autres donn\u00e9es telles que des sous-titres et des images fixes. Il est particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9 \u00e0 la diffusion en continu sur l&rsquo;internet en raison de sa grande efficacit\u00e9 de compression et de sa compatibilit\u00e9 avec divers appareils et plateformes. Le format utilise g\u00e9n\u00e9ralement la norme de codage MPEG-4 pour la vid\u00e9o et le codage audio avanc\u00e9 (AAC) pour l&rsquo;audio.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Matroska (.mkv) :  <\/b>Matroska, commun\u00e9ment connu sous l&rsquo;extension de fichier .mkv, est un format de conteneur multim\u00e9dia flexible et ouvert. Il a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2002 et a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par un groupe de d\u00e9veloppeurs de logiciels dirig\u00e9 par Steve Lhomme. Matroska est con\u00e7u pour contenir un nombre illimit\u00e9 de pistes vid\u00e9o, audio, d&rsquo;images ou de sous-titres dans un seul fichier, ce qui le rend id\u00e9al pour le stockage de films, d&rsquo;\u00e9missions de t\u00e9l\u00e9vision et d&rsquo;autres contenus multim\u00e9dias. Les codecs vid\u00e9o couramment utilis\u00e9s dans les fichiers MKV sont H.264, H.265 et VP9, tandis que les codecs audio tels que AAC, DTS et Dolby Digital sont \u00e9galement souvent utilis\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Vid\u00e9o Flash (FLV) (.flv .f4v .f4p .f4a .f4b) :  <\/b>Flash Video, commun\u00e9ment connu sous l&rsquo;extension de fichier .flv, est un format de fichier conteneur utilis\u00e9 pour diffuser du contenu vid\u00e9o num\u00e9rique sur Internet \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;Adobe Flash Player. FLV a \u00e9t\u00e9 introduit par Macromedia, qui a ensuite \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9 par Adobe Systems, en 2002. Les normes d&rsquo;encodage typiques utilis\u00e9es dans les fichiers FLV comprennent Sorenson Spark (H.263) pour les premi\u00e8res versions, et plus tard, VP6, et les codecs vid\u00e9o H.264.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Flux de transport MPEG (.MTS, .M2TS, .TS) : <\/b>Le flux de transport MPEG a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le Moving Picture Experts Group (MPEG) et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1995. Le flux de transport MPEG est con\u00e7u pour les applications de radiodiffusion, en particulier pour la transmission de donn\u00e9es vid\u00e9o et audio o\u00f9 la robustesse et la correction d&rsquo;erreurs sont essentielles, comme dans la radiodiffusion t\u00e9l\u00e9visuelle terrestre, par c\u00e2ble et par satellite. Le format est \u00e9galement utilis\u00e9 pour stocker des vid\u00e9os haute d\u00e9finition sur des disques Blu-ray et AVCHD. Le flux de transport MPEG prend en charge diverses normes d&rsquo;encodage, notamment les codecs vid\u00e9o MPEG-2 et H.264.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>WebM (.webm) : <\/b>WebM est un format de fichier multim\u00e9dia ouvert et libre de droits, con\u00e7u pour le web. Elle a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e pour la premi\u00e8re fois par Google en 2010. WebM est sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour \u00eatre utilis\u00e9 dans les navigateurs web dans le cadre de la norme vid\u00e9o HTML5. Son objectif principal est de fournir un flux vid\u00e9o de haute qualit\u00e9 sur l&rsquo;internet. Le codec vid\u00e9o utilis\u00e9 dans WebM est VP8 ou VP9.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>GIF (.gif) : <\/b>Le format GIF (Graphics Interchange Format) a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 en 1987 par une \u00e9quipe du fournisseur am\u00e9ricain de services en ligne CompuServe, dirig\u00e9e par l&rsquo;informaticien Steve Wilhite. Le format GIF est principalement destin\u00e9 aux animations simples et aux clips vid\u00e9o de faible r\u00e9solution sur le web. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans le GIF est la compression LZW (Lempel-Ziv-Welch), une technique de compression de donn\u00e9es sans perte qui r\u00e9duit la taille du fichier sans d\u00e9grader la qualit\u00e9 visuelle de l&rsquo;image.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Material Exchange Format (MXF) (.mxf) : <\/b>Le Material Exchange Format (MXF) est un format de conteneur d\u00e9velopp\u00e9 par la Society of Motion Picture and Television Engineers (SMPTE) et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en tant que norme en 2004. Le MXF est destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 dans les secteurs de la production, de l&rsquo;\u00e9dition et de la diffusion de vid\u00e9os num\u00e9riques professionnelles. Le MXF est un format flexible qui prend en charge toute une s\u00e9rie de normes d&rsquo;encodage.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Windows Media Video (.wmv) : <\/b>Windows Media Video (WMV) est une s\u00e9rie de codecs vid\u00e9o et de formats de codage vid\u00e9o correspondants d\u00e9velopp\u00e9s par Microsoft et introduits en 1999 dans le cadre de Windows Media. Le WMV est principalement destin\u00e9 aux applications de diffusion en continu sur le syst\u00e8me d&rsquo;exploitation Windows. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans le WMV est bas\u00e9e sur le Microsoft Advanced Systems Format (ASF).<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MPEG-2 &#8211; Vid\u00e9o (.mpg, .mpeg, .m2v) : <\/b>MPEG-2 est une norme pour le codage g\u00e9n\u00e9rique des images anim\u00e9es et des informations audio associ\u00e9es. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par le Moving Picture Experts Group (MPEG) et a \u00e9t\u00e9 officiellement normalis\u00e9 en 1995. Le MPEG-2 est principalement con\u00e7u pour encoder les signaux de t\u00e9l\u00e9vision num\u00e9rique et les DVD. La norme de codage utilis\u00e9e dans la vid\u00e9o MPEG-2 est bas\u00e9e sur des techniques de compression avec perte qui comprennent la compression inter-trame pour r\u00e9duire la redondance temporelle et la compression intra-trame pour r\u00e9duire la redondance spatiale.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>MPEG-1 (.mpg, .mp2, .mpeg, .mpe, .mpv) : <\/b>MPEG-1 est une norme de compression avec perte de donn\u00e9es vid\u00e9o et audio, d\u00e9velopp\u00e9e par le Moving Picture Experts Group (MPEG) et \u00e9tablie en tant que norme en 1992. Le MPEG-1 \u00e9tait principalement destin\u00e9 \u00e0 la lecture vid\u00e9o \u00e0 une r\u00e9solution similaire \u00e0 celle du VHS, et il a \u00e9t\u00e9 largement utilis\u00e9 pour les CD vid\u00e9o (VCD). La compression vid\u00e9o du MPEG-1 est bas\u00e9e sur des techniques avec perte, utilisant notamment la transform\u00e9e en cosinus discr\u00e8te (DCT) pour r\u00e9duire la redondance spatiale et la compensation de mouvement pour minimiser la redondance temporelle.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>F4V (.flv) : <\/b>Le format de fichier F4V est une variante du format original Flash Video (FLV), introduit par Adobe Systems. F4V a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 dans le cadre de la technologie Adobe Flash et a \u00e9t\u00e9 introduit pour la premi\u00e8re fois vers 2007 avec la publication d&rsquo;Adobe Flash Player 9 Update 3. F4V est destin\u00e9 \u00e0 la diffusion en continu de contenus vid\u00e9o sur l&rsquo;internet, principalement dans le cadre d&rsquo;Adobe Flash Player. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans les fichiers F4V est bas\u00e9e sur le codec vid\u00e9o H.264.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Vob (.vob) : <\/b>Le format de fichier VOB (Video Object) est un format de conteneur utilis\u00e9 dans les supports DVD-Vid\u00e9o. Le VOB a \u00e9t\u00e9 introduit en 1996, en m\u00eame temps que la norme DVD. Les fichiers VOB sont destin\u00e9s \u00e0 stocker les contenus vid\u00e9o, audio, sous-titres, menus et navigation des DVD. Les fichiers VOB utilisent g\u00e9n\u00e9ralement la norme d&rsquo;encodage vid\u00e9o MPEG-2, qui \u00e9tait la norme industrielle pour la compression vid\u00e9o des DVD.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>M4V (.m4v) : <\/b>Le format de fichier M4V est un format de conteneur vid\u00e9o d\u00e9velopp\u00e9 par Apple Inc. en 2003. Le format M4V est principalement destin\u00e9 au contenu vid\u00e9o distribu\u00e9 par l&rsquo;iTunes Store d&rsquo;Apple. Il est utilis\u00e9 pour stocker des \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9vision, des films et des vid\u00e9os musicales qui peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s \u00e0 partir d&rsquo;iTunes et lus sur des appareils Apple tels que les iPhones, les iPads et les iPods. La norme de codage utilis\u00e9e dans les fichiers M4V est H.264 pour la vid\u00e9o et AAC pour l&rsquo;audio.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>3GPP2 (.3g2) : <\/b>Le format de fichier 3GPP2, avec l&rsquo;extension .3g2, est un format de conteneur multim\u00e9dia d\u00e9velopp\u00e9 par le 3rd Generation Partnership Project 2 (3GPP2) en janvier 2004. Le format 3GPP2 est sp\u00e9cialement con\u00e7u pour les t\u00e9l\u00e9phones mobiles de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une version simplifi\u00e9e du format de conteneur MPEG-4 Part 14 (MP4), con\u00e7ue pour les environnements mobiles dont la bande passante et la capacit\u00e9 de stockage sont limit\u00e9es. Pour le codage vid\u00e9o, le format .3g2 utilise g\u00e9n\u00e9ralement les normes H.263 ou MPEG-4 Part 2.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Advanced Systems Format (ASF) (.asf) : <\/b>Advanced Systems Format (ASF) est un format de conteneur audio\/vid\u00e9o num\u00e9rique d\u00e9velopp\u00e9 par Microsoft en 1996. Il est particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9 aux applications de diffusion en continu sur des r\u00e9seaux tels que l&rsquo;internet. Les fichiers ASF sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9s aux codecs Windows Media Audio (WMA) et Windows Media Video (WMV).<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>RealMedia (RM) (.rm) : <\/b>RealMedia (RM) est un format de conteneur multim\u00e9dia d\u00e9velopp\u00e9 par RealNetworks. Il a \u00e9t\u00e9 introduit pour la premi\u00e8re fois en 1997 dans le cadre de la suite multim\u00e9dia RealSystem. Le format RM est principalement destin\u00e9 \u00e0 la diffusion en continu de contenus multim\u00e9dias sur le web. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour faciliter la diffusion et la lecture de m\u00e9dias num\u00e9riques sur des connexions internet \u00e0 faible bande passante, qui \u00e9taient courantes \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans le format RM est RealVideo, qui est le codec vid\u00e9o propri\u00e9taire de RealNetworks.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>RealMedia Variable Bitrate (RMVB) (.rmvb) : <\/b>RealMedia Variable Bitrate (RMVB) est une extension du format de conteneur multim\u00e9dia RealMedia d\u00e9velopp\u00e9 par RealNetworks en 2003. RMVB est sp\u00e9cialement con\u00e7u pour stocker du contenu multim\u00e9dia, en particulier de la vid\u00e9o, avec un d\u00e9bit variable, ce qui permet une utilisation plus efficace de la bande passante et de l&rsquo;espace de stockage. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans RMVB est une variante du codec RealVideo.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>VivoActive (VIV) (.viv) : <\/b>VivoActive, utilisant l&rsquo;extension de fichier .viv, est un format vid\u00e9o d\u00e9velopp\u00e9 par Vivo Software en 1995. VivoActive a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement con\u00e7u pour la diffusion de contenu vid\u00e9o sur Internet. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans les fichiers VivoActive \u00e9tait les codecs vid\u00e9o et audio propri\u00e9taires de Vivo.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Format vid\u00e9o brut (.yuv) :  <\/b>Le format vid\u00e9o brut, g\u00e9n\u00e9ralement repr\u00e9sent\u00e9 par l&rsquo;extension de fichier .yuv, n&rsquo;est pas associ\u00e9 \u00e0 une date d&rsquo;invention ou \u00e0 un inventeur sp\u00e9cifique, car il s&rsquo;agit plut\u00f4t d&rsquo;un format g\u00e9n\u00e9ral repr\u00e9sentant des donn\u00e9es vid\u00e9o brutes. Il est couramment utilis\u00e9 dans les processus d&rsquo;\u00e9dition et de post-production vid\u00e9o, ainsi que dans la recherche et le d\u00e9veloppement dans le domaine de la compression et du traitement vid\u00e9o. Contrairement aux formats vid\u00e9o typiques qui utilisent des algorithmes de compression, les fichiers YUV stockent des donn\u00e9es vid\u00e9o brutes, non compress\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Alternative vid\u00e9o au GIF (.gifv) :  <\/b>L&rsquo;extension .gifv n&rsquo;est pas un format de fichier traditionnel, mais plut\u00f4t une convention de d\u00e9nomination introduite par le site web d&rsquo;h\u00e9bergement d&rsquo;images Imgur en 2014. L&rsquo;extension .gifv d\u00e9signe g\u00e9n\u00e9ralement un fichier vid\u00e9o qui a \u00e9t\u00e9 converti \u00e0 partir d&rsquo;un GIF dans un format vid\u00e9o plus efficace, comme MP4 ou WebM. Les normes d&rsquo;encodage utilis\u00e9es dans les fichiers .gifv d\u00e9pendent du format vid\u00e9o sous-jacent. Par exemple, si un fichier .gifv est essentiellement un MP4, il peut utiliser le codec vid\u00e9o H.264, tandis qu&rsquo;un fichier .gifv bas\u00e9 sur WebM utilisera le codec VP8 ou VP9.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Format vid\u00e9o AMV (.amv) :  <\/b>Le format vid\u00e9o AMV, d\u00e9sign\u00e9 par l&rsquo;extension de fichier .amv, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 en 2003. Le format AMV est destin\u00e9 \u00e0 la lecture de vid\u00e9os en basse r\u00e9solution sur des lecteurs multim\u00e9dias portables, tels que les lecteurs MP4 et les lecteurs MP3 S1 avec lecture vid\u00e9o. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans le format AMV est une version modifi\u00e9e du format vid\u00e9o AVI<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Dirac (.drc) : <\/b>Dirac est un format de compression vid\u00e9o et un codec d\u00e9velopp\u00e9 par la BBC (British Broadcasting Corporation) et publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2004. Dirac est destin\u00e9 \u00e0 un large \u00e9ventail d&rsquo;applications, de la diffusion en continu sur le web \u00e0 la t\u00e9l\u00e9diffusion haute d\u00e9finition. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans Dirac est bas\u00e9e sur la technologie de compression par ondelettes<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Graphique de r\u00e9seau \u00e0 images multiples (.mng) : <\/b>Le MNG a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par les membres du groupe de d\u00e9veloppement PNG. Le d\u00e9veloppement de la MNG a commenc\u00e9 en 1996 et sa sp\u00e9cification a \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9e en 2001. MNG est destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 avec des graphiques anim\u00e9s complexes et est consid\u00e9r\u00e9 comme une alternative plus puissante au format GIF, en particulier pour les animations qui n\u00e9cessitent une qualit\u00e9 sup\u00e9rieure, de la transparence ou plus de couleurs que ce que les GIF peuvent fournir. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans les fichiers MNG est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 celle de PNG et utilise des techniques de compression de donn\u00e9es sans perte.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>Nullsoft Streaming Video (NSV) (.nsv) : <\/b>Nullsoft Streaming Video (NSV) est un format de conteneur multim\u00e9dia d\u00e9velopp\u00e9 par Nullsoft en 2003. Le NSV a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u principalement pour la diffusion de vid\u00e9os en continu sur l&rsquo;internet. Pour la vid\u00e9o, NSV utilise g\u00e9n\u00e9ralement les codecs vid\u00e9o VP3 ou VP6, et pour l&rsquo;audio, il utilise souvent MP3 ou AAC.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>ROQ (.roq) : <\/b>ROQ est un format de fichier vid\u00e9o d\u00e9velopp\u00e9 par Graeme Devine, programmeur chez Id Software, pour le jeu The 11th Hour en 1995. ROQ a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u principalement pour les sc\u00e8nes et les animations de jeux vid\u00e9o. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans les fichiers ROQ est un codec vid\u00e9o propri\u00e9taire d\u00e9velopp\u00e9 par Id Software.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\"><b>SVI (.svi) :  <\/b>  avec l&rsquo;extension .svi, est un format de fichier vid\u00e9o d\u00e9velopp\u00e9 par Samsung Electronics en 2005. Le format SVI est principalement destin\u00e9 \u00e0 la lecture vid\u00e9o sur les appareils Samsung. La norme d&rsquo;encodage utilis\u00e9e dans les fichiers SVI est g\u00e9n\u00e9ralement une variante des codecs vid\u00e9o MPEG-4 ou H.264, avec AAC pour l&rsquo;audio.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un codec vid\u00e9o ?<\/h2>\n<p>Un codec vid\u00e9o est un logiciel, un micrologiciel ou une impl\u00e9mentation mat\u00e9rielle qui peut encoder ou d\u00e9coder des donn\u00e9es dans un format de codage vid\u00e9o sp\u00e9cifique vers ou \u00e0 partir d&rsquo;une vid\u00e9o non compress\u00e9e. Il se distingue du format de codage vid\u00e9o proprement dit, qui est une sp\u00e9cification d\u00e9crivant la mani\u00e8re dont les donn\u00e9es vid\u00e9o doivent \u00eatre compress\u00e9es et structur\u00e9es.<\/p>\n<p>Un format de codage vid\u00e9o s&rsquo;apparente \u00e0 un ensemble de sp\u00e9cifications, tandis qu&rsquo;un codec est un outil ou un ensemble d&rsquo;outils utilis\u00e9s pour ex\u00e9cuter les sp\u00e9cifications. Par exemple, H.264 est un format de codage vid\u00e9o (la sp\u00e9cification), et OpenH264 est un codec (une impl\u00e9mentation sp\u00e9cifique) qui code et d\u00e9code la vid\u00e9o selon le format H.264.<\/p>\n<p>Cela signifie que pour un format de codage vid\u00e9o donn\u00e9, tel que H.264, il peut y avoir plusieurs codecs disponibles qui mettent en \u0153uvre les sp\u00e9cifications d\u00e9finies par ce format, chacun pouvant offrir des fonctionnalit\u00e9s ou des optimisations diff\u00e9rentes.<\/p>\n<h2>Que signifie le num\u00e9rique dans le cin\u00e9ma ?<\/h2>\n<p>Dans le contexte des films, le terme \u00ab\u00a0num\u00e9rique\u00a0\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la m\u00e9thode de capture, de traitement, de stockage et de distribution du contenu des films \u00e0 l&rsquo;aide de la technologie num\u00e9rique, par opposition aux m\u00e9thodes analogiques traditionnelles telles que la pellicule 35 mm.<\/p>\n<p>Les cam\u00e9ras num\u00e9riques sont utilis\u00e9es pour capturer des images anim\u00e9es sous forme de vid\u00e9o num\u00e9rique, plut\u00f4t que de les enregistrer sur pellicule. La r\u00e9alisation de films num\u00e9riques permet une lecture et un montage imm\u00e9diats, des options de tournage plus souples et peut souvent \u00eatre plus rentable que le tournage sur pellicule.<\/p>\n<p>En outre, le montage, l&rsquo;\u00e9talonnage, l&rsquo;ajout d&rsquo;effets visuels et la conception sonore des films num\u00e9riques sont r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide de logiciels informatiques. Cela permet un processus de post-production plus efficace et plus polyvalent que les m\u00e9thodes de montage analogiques.<\/p>\n<p>Les films peuvent \u00e9galement \u00eatre distribu\u00e9s sous forme num\u00e9rique via l&rsquo;internet, sur des supports physiques tels que les disques Blu-ray, ou par le biais de copies num\u00e9riques. Dans les cin\u00e9mas, la projection num\u00e9rique a largement remplac\u00e9 les projecteurs de films traditionnels. La distribution et la projection num\u00e9riques permettent d&rsquo;obtenir une qualit\u00e9 d&rsquo;image plus constante et facilitent la manipulation et le transport.<\/p>\n<p>Les films num\u00e9riques sont stock\u00e9s dans diff\u00e9rents formats de fichiers num\u00e9riques et peuvent \u00eatre archiv\u00e9s sur des serveurs, des disques durs ou des syst\u00e8mes de stockage en nuage, offrant ainsi des solutions de stockage plus efficaces et plus durables que les bobines de film.<\/p>\n<h2>Diff\u00e9rences entre la vid\u00e9o num\u00e9rique et la vid\u00e9o analogique<\/h2>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Vid\u00e9o analogique<\/td>\n<td>Vid\u00e9o num\u00e9rique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Type de signal<\/td>\n<td>Signaux \u00e9lectroniques continus.<\/td>\n<td>Donn\u00e9es num\u00e9riques, g\u00e9n\u00e9ralement sous forme de code binaire (0 et 1).<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Qualit\u00e9 et d\u00e9gradation<\/td>\n<td>Susceptible de voir sa qualit\u00e9 se d\u00e9grader au fil du temps et des copies.<\/td>\n<td>Maintient une qualit\u00e9 constante dans le temps, moins sujette \u00e0 la d\u00e9gradation.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00c9dition et stockage<\/td>\n<td>Montage lin\u00e9aire ; manipulation physique des bandes. Stockage plus volumineux (bandes, bobines).<\/td>\n<td>Montage non lin\u00e9aire \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un logiciel ; plus flexible. Supports de stockage num\u00e9rique compacts (disques durs, disques SSD).<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3><b>Similitudes entre la vid\u00e9o num\u00e9rique et la vid\u00e9o analogique<\/b><\/h3>\n<p>Malgr\u00e9 leurs diff\u00e9rences, les syst\u00e8mes vid\u00e9o num\u00e9riques et analogiques visent fondamentalement \u00e0 capturer et \u00e0 reproduire des images en mouvement pour la visualisation. Si les m\u00e9thodes de capture, de stockage et de traitement des images diff\u00e8rent, les deux types de vid\u00e9o peuvent utiliser des m\u00e9thodes d&rsquo;encodage similaires pour repr\u00e9senter le contenu visuel. Par exemple, les deux peuvent utiliser des syst\u00e8mes de codage des couleurs (comme YUV ou RGB) pour repr\u00e9senter les informations sur les couleurs dans la vid\u00e9o.<\/p>\n<h3>Diff\u00e9rences entre les signaux vid\u00e9o num\u00e9riques et les signaux vid\u00e9o analogiques<\/h3>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Signaux vid\u00e9o analogiques<\/td>\n<td>Signaux vid\u00e9o num\u00e9riques<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Nature des signaux<\/td>\n<td>Les formes d&rsquo;onde continues varient dans le temps.<\/td>\n<td>Donn\u00e9es binaires discr\u00e8tes (0 et 1).<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Qualit\u00e9 et d\u00e9gradation<\/td>\n<td>Sujet au bruit et \u00e0 la d\u00e9gradation sur la distance et avec les copies.<\/td>\n<td>R\u00e9sistant \u00e0 la d\u00e9gradation, il conserve une qualit\u00e9 constante sur la distance et les copies.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Stockage et transmission<\/td>\n<td>Stock\u00e9 et transmis sous forme d&rsquo;onde originale, souvent sur des bandes magn\u00e9tiques ou par ondes radio.<\/td>\n<td>Facilement compress\u00e9 et crypt\u00e9 pour le stockage et la transmission ; utilise des supports num\u00e9riques tels que les fibres optiques, les appareils num\u00e9riques ou la diffusion en continu sur l&rsquo;internet.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3><b>Similitudes entre les signaux vid\u00e9o num\u00e9riques et analogiques<\/b><\/h3>\n<p>Les signaux vid\u00e9o num\u00e9riques et analogiques ont fondamentalement le m\u00eame objectif : capturer, stocker et transmettre des informations visuelles. Quel que soit leur format, ils repr\u00e9sentent tous deux le m\u00eame contenu sous-jacent (la vid\u00e9o), mais le font de mani\u00e8re diff\u00e9rente en fonction de leurs technologies respectives. Le codage des informations relatives \u00e0 la couleur et \u00e0 la luminosit\u00e9 peut \u00eatre similaire dans les deux types, mais la mani\u00e8re dont ces informations sont transmises (de mani\u00e8re continue en analogique, de mani\u00e8re discr\u00e8te en num\u00e9rique) diff\u00e8re consid\u00e9rablement.<\/p>\n<h3>Diff\u00e9rences entre le support vid\u00e9o num\u00e9rique et le support vid\u00e9o analogique<\/h3>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Support vid\u00e9o analogique<\/td>\n<td>Support vid\u00e9o num\u00e9rique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Format de stockage<\/td>\n<td>Signaux continus sur des supports tels que des bandes magn\u00e9tiques ou des bobines de film.<\/td>\n<td>Les donn\u00e9es num\u00e9riques sont stock\u00e9es sur des supports tels que les disques durs, les DVD, les lecteurs \u00e0 semi-conducteurs ou le stockage en nuage.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Qualit\u00e9 et d\u00e9gradation<\/td>\n<td>Susceptible de se d\u00e9grader avec le temps ; la qualit\u00e9 diminue avec l&rsquo;\u00e2ge et l&rsquo;utilisation.<\/td>\n<td>R\u00e9solution et qualit\u00e9 sup\u00e9rieures ; constantes dans le temps, pas de d\u00e9gradation avec l&rsquo;\u00e2ge ou la copie.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00c9dition et accessibilit\u00e9<\/td>\n<td>Montage lin\u00e9aire avec manipulation physique ; plus difficile \u00e0 copier et \u00e0 distribuer.<\/td>\n<td>Montage logiciel non lin\u00e9aire ; duplication et distribution ais\u00e9es sans perte de qualit\u00e9.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Distribution<\/td>\n<td>N\u00e9cessite une distribution physique, ce qui est plus lourd et plus co\u00fbteux.<\/td>\n<td>Facile \u00e0 distribuer par voie \u00e9lectronique ; efficace et rentable.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Correction des erreurs<\/td>\n<td>Capacit\u00e9s de correction d&rsquo;erreur limit\u00e9es ; sujettes au bruit et \u00e0 la d\u00e9gradation du signal.<\/td>\n<td>Incorpore des algorithmes de correction d&rsquo;erreurs, garantissant une plus grande fid\u00e9lit\u00e9 et une moindre susceptibilit\u00e9 aux erreurs.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Similitude entre les supports vid\u00e9o num\u00e9riques et analogiques<\/b><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces diff\u00e9rences, les supports vid\u00e9o num\u00e9riques et analogiques servent tous deux l&rsquo;objectif fondamental de stockage et de transmission de contenu vid\u00e9o. Ce sont des outils utilis\u00e9s pour capturer, pr\u00e9server et afficher des histoires et des informations visuelles, bien qu&rsquo;ils utilisent des moyens technologiques diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Diff\u00e9rences entre le montage vid\u00e9o num\u00e9rique et le montage vid\u00e9o analogique<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Diff\u00e9rences entre le montage vid\u00e9o num\u00e9rique et le montage vid\u00e9o analogique<\/b><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><\/td>\n<td>Montage vid\u00e9o analogique<\/td>\n<td>Montage vid\u00e9o num\u00e9rique<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Processus d&rsquo;\u00e9dition<\/td>\n<td>Il s&rsquo;agit de couper et de raccorder physiquement des bandes ; processus de montage lin\u00e9aire.<\/td>\n<td>Montage non lin\u00e9aire \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un logiciel permettant un acc\u00e8s al\u00e9atoire \u00e0 n&rsquo;importe quelle partie de la s\u00e9quence.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Outils et \u00e9quipements<\/td>\n<td>N\u00e9cessite des \u00e9quipements physiques tels que des magn\u00e9tophones et des contr\u00f4leurs de montage.<\/td>\n<td>Utilise des logiciels et du mat\u00e9riel informatique ; l&rsquo;\u00e9dition se fait sur une interface num\u00e9rique.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Flexibilit\u00e9<\/td>\n<td>Flexibilit\u00e9 limit\u00e9e ; les montages sont permanents et les changements n\u00e9cessitent souvent un r\u00e9enregistrement.<\/td>\n<td>Tr\u00e8s flexible, les montages peuvent \u00eatre annul\u00e9s ou modifi\u00e9s facilement sans affecter le m\u00e9trage original.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Effets et manipulation<\/td>\n<td>Limit\u00e9 aux coupures, aux fondus et aux effets simples ; les effets complexes sont difficiles ou impossibles.<\/td>\n<td>Large \u00e9ventail d&rsquo;effets et de manipulations num\u00e9riques disponibles ; int\u00e9gration plus facile des effets visuels et des graphiques.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Pr\u00e9servation de la qualit\u00e9<\/td>\n<td>Chaque \u00e9dition peut d\u00e9grader la qualit\u00e9 ; chaque copie entra\u00eene une perte g\u00e9n\u00e9rationnelle.<\/td>\n<td>Pas de perte de qualit\u00e9 d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l&rsquo;autre ; les copies num\u00e9riques sont identiques \u00e0 l&rsquo;original.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Similitudes entre le montage vid\u00e9o num\u00e9rique et le montage vid\u00e9o analogique<\/b><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces diff\u00e9rences, le montage vid\u00e9o num\u00e9rique et le montage vid\u00e9o analogique pr\u00e9sentent une similitude fondamentale : il s&rsquo;agit dans les deux cas de processus cr\u00e9atifs ax\u00e9s sur l&rsquo;assemblage et la manipulation de s\u00e9quences vid\u00e9o afin de raconter une histoire ou de transmettre un message. Quel que soit le support, le montage vid\u00e9o n\u00e9cessite un m\u00e9lange de comp\u00e9tences techniques et de vision artistique pour s\u00e9lectionner, s\u00e9quencer et am\u00e9liorer les s\u00e9quences d&rsquo;une mani\u00e8re qui r\u00e9ponde \u00e0 l&rsquo;intention cr\u00e9ative du projet. Cet aspect fondamental de la narration par la vid\u00e9o reste constant, qu&rsquo;elle soit r\u00e9alis\u00e9e par la jonction physique de bandes analogiques ou par la manipulation logicielle de fichiers num\u00e9riques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La vid\u00e9o num\u00e9rique est la repr\u00e9sentation \u00e9lectronique d&rsquo;un contenu audio\/visuel sous forme de donn\u00e9es binaires cod\u00e9es &#8211; des z\u00e9ros et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":284,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-320","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-video-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/320","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=320"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/320\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/284"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=320"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=320"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.vodpod.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=320"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}